notre santé en dépend

 

N’achetez pas d’oméga-3 avant d’avoir lu ceci ! 

Autrefois, l’huile de foie de morue, très riche en oméga 3, était donnée aux enfants pour les fortifier, accélérer leur croissance et les rendre plus intelligents.

L’huile de foie de morue était aussi considérée comme un remède indispensable pour les convalescents, les vieillards et les malades.

Des études scientifiques par milliers sont venues confirmer les étonnantes vertus de l’huile de foie de morue.

La substance secrète dans l’huile de foie de morue

Les recherches ont montré que ce n’est pas l’huile de foie de morue elle-même qui est si bénéfique. Ce sont les précieux acides gras polyinsaturés qui s’y trouvent. Les scientifiques appellent ces acides gras polyinsaturés des oméga-3, à cause de leur structure moléculaire particulière.

Les oméga-3 sont des chaînes de carbone, dont le 3e atome à partir de la fin est insaturé, c’est-à-dire qu’il lui manque un atome d’hydrogène. Cela fait faire un « pli » à la molécule, lui donnant une forme, et donc des fonctions uniques dans l’architecture des cellules.

Or, ce sont des molécules que nous sommes incapables de fabriquer nous-mêmes. Nous sommes obligés de nous les procurer par notre alimentation.

Les oméga-3 se trouvent principalement dans les harengs, maquereaux et saumons qui constituaient la base de l’alimentation des peuples du Nord, mais aussi dans les anchois et sardines consommés par les peuples méditerranéens.

Aujourd’hui, ils ont été remplacés par les frites, les chips, les hamburgers et les pizzas surgelées.

Le résultat est une dramatique pénurie d’oméga-3 entraînant chez la plupart des gens non seulement des manques au niveau du cerveau favorisant l’instabilité d’humeur, de caractère et la dépression, mais également une inflammation chronique source de maladies cardiovasculaires et de cancers.

Le Dr Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS, explique :

« On ne peut pas avoir mieux en ce qui a trait aux preuves scientifiques : elles sont concordantes, nettes, basées sur des données épidémiologiques et expérimentales…

Ce n’est pas par conviction scientifique qu’on n’utilise pas les oméga-3, mais parce qu’on n’est pas instruit à ce sujet. »

Enfin, expérimentez vous-même et vous constaterez un mieux etre très rapide parfois, en comblant vos carences (si votre terrain est bien résiliant)

L’huile de foie de morue déconseillée, à présent …

Elle est aujourd’hui déconseillée comme source d’oméga-3. En effet, elle contient de trop grandes quantités de vitamine A, toxique lorsqu’elle est consommée en excès sur le long terme, car c’est une vitamine qui se lie aux graisses et que nous n’éliminons pas facilement.

 Il ne faut pas excéder de façon continue l’apport maximal tolérable de 3 000 µg (10 000 UI) de vitamine A par jour. 

Le manque d’oméga 3 peut avoir des conséquences graves pour la santé

Les oméga-3 sont cousins (quasi inséparables) avec d’autres acides gras polyinsaturés, les oméga-6. Ensemble, ils régulent le subtil mécanisme de l’inflammation.

Les oméga-3 sont anti-inflammatoires et certains oméga-6 sont inflammatoires .

Les deux sont indispensables au bon fonctionnement de l’immunité. Mais l’alimentation moderne est déséquilibrée en faveur des oméga-6, présents dans les huiles bon marché et donc très répandues, comme l’huile de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin et de germe de blé.

L’excès d’oméga-6 et le manque d’oméga-3 favorisent un environnement pro-inflammatoire qui abime les artères et le cartilage et augmente le risque de certains cancers. Ils doivent etre présents dans l’organisme, dans une proportion de 1 à 5 environ.

De même, les acides gras polyinsaturés orchestrent la coagulation du sang. Les oméga-3 sont anticoagulants  et les oméga-6 sont pro-coagulants .

Chez les personnes ayant des antécédents cardiaques, le manque d’oméga-3 et l’excès d’oméga-6 augmentent le risque de thromboses et donc les récidives d’infarctus [10].

Les oméga-3 donnent le moral, bons pour le cerveau

Les acides gras oméga-3 sont enfin indispensables à la structure des neurones (les cellules du cerveau) et au système nerveux qui nous permet de sentir, bouger, et contrôler notre corps et nos organes.

Ils comptent pour 2/3 de la masse de notre cerveau (en dehors de l’eau bien sûr).

On suppose donc que si la mère manque d’oméga-3 pendant sa grossesse, le cerveau de son bébé ne se développera pas aussi bien que possible. Idem durant l’allaitement et durant toute la croissance. Certains troubles du comportement, dont l’hyperactivité, pourraient s’expliquer ainsi.

Les études montrent que les oméga-3 ont un effet calmant sur les enfants agités.

Un manque d’oméga-3 pourrait avoir un effet négatif sur le moral et favoriser la dépression.

Comment augmenter ses apports en oméga-3 ?

Comme on l’a vu plus haut, l’homme ne produit pas d’oméga-3. Ses apports viennent forcément de l’alimentation.

Les oméga-3 les plus utiles à l’homme se trouvent dans les poissons gras des mers froides (anchois, sardines, harengs, maquereaux, saumon, thon) et dans la viande d’animaux sauvages ou d’animaux élevés naturellement.

On trouve des oméga-3 dans de rares végétaux : graines de lin, colza, pourpier.

Mais les oméga-3 végétaux nécessitent d’être transformés par le corps pour devenir utiles. Or chez l’homme, leur transformation se fait à petite échelle. Il est donc impossible de couvrir vos apports en oméga-3 uniquement grâce aux graines de lin et autres. Il lui faut aussi de bonnes capacités enzymatiques, qui font souvent défaut, surtout avec l’âge.
Les poissons sont pratiquement indispensables.

Le problème des poissons gras

Les rares personnes conscientes du caractère indispensable des oméga-3 s’appliquent à consommer beaucoup de poissons gras .

Mais les gros poissons (thon, saumon) sont victimes de surpêche. Comme ils se trouvent en fin de chaîne alimentaire, ils concentrent les polluants de nos océans et stockent dans leur chair des métaux lourds (mercure, plomb, cadmium) dangereux pour le système nerveux.

Les petits poissons (sardines, anchois) accumulent moins de métaux. Mais il faut être prudent car ils sont souvent vendus en boîte avec un revêtement intérieur à base de bisphénol A, un perturbateur endocrinien nocif.

Or, idéalement, il faudrait viser 1 g d’oméga-3 par jour. Cela correspond à 2 ou 3 sardines (soit 100 g) .

Cela veut dire qu’il faudrait manger du poisson minimum trois fois par semaine, ce qui n’est pas évident pour tous.

La solution pratique et sûre

Je recommande de consommer des petits poissons gras… tout en prenant des capsules d’oméga-3 purifiés et concentrés.

Ces compléments se présentent sous la forme de gélules souples et transparentes, ou « softgels », faciles à avaler.

Elles assurent des apports en oméga-3 comme ceux dont bénéficiaient nos ancêtres.

Aujourd’hui il existe un label, Epax, spécialisé dans la pêche de petits poissons, comme les anchois, qui garantie la fabrication d’une huile de poisson bien dosée en oméga-3 et sur.

Pour éviter tout risque de contamination, ils pêchent au large du Pérou, dans des eaux éloignées des grandes régions industrielles. Ces eaux ne contiennent quasiment pas de métaux lourds.
Il existe d’autres sources d’Oméga 3 de qualité, mais elle ne pas si nombreuses. Soyez très vigilants.

Les oméga-3 sont, avec les multivitamines/minéraux (dont le magnésium) et
la vitamine D3, un des trois piliers de base d’une bonne stratégie de 
complémentation nutritionnelle.
Oméga 3 propriétés en résumé

Les oméga 3 sont des acides gras essentiels, indispensables au bon fonctionnement de tout l’organisme. Ils jouent un rôle majeur sur la santé en générale, du cerveau, des os des muscles des dents, des cheveux et des ongles, la protection du système cardio-vasculaire en particulier.

Anti-inflammatoires, protecteur de la peau mais ils sont aussi préventifs des cancers et soutiennent l’immunité dans son ensemble.

Nous sommes très souvent carencés en oméga 3 car notre organisme n’est pas capable d’en fabriquer.

Les principales sources alimentaires sont les poissons gras : sardines, maquereaux, anchois, saumons, thons (les premiers sont préférables, car moins concentrés en métaux lourds)

ainsi que certaines huiles végétales comme l’huile de colza ou de noix (elles doivent etre conservées au frigo après ouverture)

Il est recommandé de consommer 3 fois par semaine des poissons gras. Ne pas chauffer, au delà de 95° sinon vos acides gras sont détériorés.

Utilisez des compléments alimentaires de qualité .

N’hésitez pas à me demander conseil si besoin.


Source principale : lettre de Néo-Nutrition d’Eric Müller (09/2017)