Notre équilibre nutritionnel est la clef de notre santé.

Un bon petit déjeuner PROTÉINÉ peut juguler, dans une part importante ces troubles …

Fatigue chronique, troubles du sommeil, douleurs musculaires et articulaires rebelles, prise de poids, ainsi que troubles de l’apprentissage chez l’enfant, ou l’adolescent.

Halte au scandale des petits déjeuners déséquilibrés, trop riche en sucre, qui compromettent notre avenir individuel et collectif, car il s’agit bien d’une tradition nationale… particulièrement néfaste ! Enfin, il y a ceux qui sautent carrément le petit déjeuner, déréglant leur “horloge biologique”, quand cette pratique est fréquente. (1)

La solution réside dans le retour à l’équilibre par la bonne répartition des apports de protéines dans la journée.

Cessons nos petits déjeuners déséquilibrés, trop glycémiques (sucrés) !

Non le bol de céréales avec le jus d’orange n’est pas la bonne solution nutritionnelle du matin.

Ils sont source de problèmes majeurs : d’hypoglycémies réactionnelles (après hyper), de fatigue, de perte d’attention, de tonus, et parfois de sueurs froides, malaises. C’est l’insuline, hormone régulant le taux de sucre dans notre organisme, qui règle ce “mauvais” scénario que nous avons presque tous connu.

 

Les 4 origines du déséquilibre métabolique et énergétique.

1) Les troubles du métabolisme de l’insuline déclenchant des hypoglycémies réactionnelles. Ces dernières vont provoquer des fringales irrépressibles et seront au final responsables de la fabrication de graisse et d’autres troubles

2) Le dérèglement de notre horloge biologique associant baisse de motivation et stress mal géré, avec ces compensations incontrôlables.

3) Un apport calorique mal adapté.

4) Les intolérances alimentaires au gluten et au lait principalement.

 

Le rôle de l’insuline : nous fabriquons notre graisse à partir des acides gras bien sûr, mais surtout à partir des sucres rapides (pain blanc, pâtisserie, céréales, fruits) .

C’est le sucre qui déclenche la sécrétion réflexe de l’insuline et qui lance le stockage pour éliminer l’excès de sucre circulant dans le sang dont une bonne partie sous forme de graisse. Cette insuline sera à l’origine d’hypoglycémies réactionnelles qui provoquent coup de pompe, irritabilité difficultés de mémorisation ou d’attention. L’appel vers les sucres rapides est alors incontrôlable.

Le cercle vicieux et alors créé :  sucre, insuline, besoin de sucre, stockage en graisse. La graisse déclenche ensuite par son volume une résistance à l’action de l’insuline qui fera le lit d’un diabète de type 2. Le stress par le biais du cortisol majore la sécrétion de l’insuline.

La solution pour sortir de ces hypoglycémies réactionnelles et de ces dérèglements physiologiques c’est avant tout de prendre un bon petit-déjeuner protéiné accompagné d’un peu de sucre lent, pain complet par exemple.

Fini le jus d’orange et les céréales industrielles ou les tartines de confiture !

 

Les besoins de notre horloge biologique.

Faible motivation fatigue matinale ? Vous êtes probablement déficient en dopamine.

La dopamine est fabriquée au réveil à partir d’un acide aminé la tyrosine, c’est le neurotransmetteur starter de l’action, il nous donne confiance et participe au sommeil récupérateur. La tyrosine est aussi le précurseur de la noradrénaline qui permet la mémorisation comme l’organisation et surtout la capacité à éprouver du plaisir. L’apport de la tyrosine et donc indispensable à notre petit-déjeuner.

Vous la trouverez dans les œufs, le blanc de poulet, les protéines végétales ainsi que les produits laitiers . À défaut d’apport alimentaire c’est le muscle qui fournira cette tyrosine indispensable au fonctionnement cérébral par un processus automatique de destruction appeler protéolyse qui installe progressivement fatigue crampe ou raideur musculaire.

La dopamine, starter du matin, permet la fabrication de la noradrénaline puis de l’adrénaline vers 11h. Cela permet d’avoir confiance en soi et d’avoir de bonnes capacités d’apprentissage.

L’adrénaline est l’accélérateur.

Comment identifier un déficit en dopamine ?

Bien sûr avec les signes cliniques que nous avons évoqué comme la baisse de motivation et les difficultés d’apprentissage.

Avec le test urinaire des neurotransmetteurs ainsi que les déficits en magnésium, oméga 3 et vitamine B qui participent à la synthèse de ces neurotransmetteurs.

Un taux effondré d’adrénaline précède souvent le burn-out.

Avec la fatigue matinale, le sommeil agité et non réparateur est aussi un signe de déficit en dopamine.

Enfin noradrénaline adrénaline et sérotonine sont directement impliqués dans les addictions.

Le stress prolongé favorise le déficit en dopamine. Dans ce cas la réforme alimentaire ne sera pas suffisante. Il faudra réaliser un ajustement psychologique et comportemental un travail sur soi complémentaire. Apprendre à se détendre, se faire plaisir et à “lâcher prise”.

 

Ce qu’il vous faut absolument retenir :

Manger des protéines le matin et pas ou peu de sucre rapide le matin.

Un peu de sucre rapide vers 16h oui qui favorise la fabrication de la sérotonine puis de la mélatonine l’hormone du sommeil.

 

Paradoxe français : Nous sommes quasiment les seuls en Europe à délaisser les protéines au petit déjeuner et préférer viennoiserie baguette blanche ou céréale ou parfois rien avec seulement un petit café pour les plus pressés !

Changez vos habitudes, vous verrez, vous vous sentirez beaucoup mieux et de meilleure humeur le matin en forme jusqu’à 13h. Vous devrez faire l’effort de sortir de votre “zone de confort habituelle”. Mais 3 semaines suffisent pour changer d’habitude, pour vous positionner sur un fonctionnement physiologique harmonieux et finalement plus gratifiant.

C’est vers 16 17h que vous pourrez satisfaire vos besoins de sucre avec une collation. Elle vous permettra de limiter les impacts du stress en fin de journée avec la sérotonine, l’hormone de la détente. Elle est fabriquée essentiellement à partir d’un acide aminé le tryptophane contenu dans les produits laitiers la banane et le chocolat par exemple. C’est à partir de la sérotonine que votre corps fabrique la mélatonine hormone du sommeil profond.

Outre les insuffisances d’apports alimentaires, La déficience en sérotonine peut provenir d’une inflammation digestive intestinale. Car elle y est fabriqué ici à plus de 85 %.

Les déficit en magnésium et en fer peuvent aussi en être à l’origine ainsi qu’un déficit en oméga3.

En résuméPrendre un bon petit déjeuner protéiné avant 9h30 (œufs par exemple) et  avec un peu de sucre lent (pain complet), vous pouvez prendre un fruit frais, un seul.

Prendre une collation sucrée vers 16/17h, avec par exemple: banane, carrés de chocolat noirs et/ou amandes. Le repas du soir sera léger.

(1) article du Figaro en date du 6/12/2017 de Damien Mascret, relatant différents travaux scientifiques dans le monde, notamment celui de l'institut de biologie de Jérusalem :           " Le petit-déjeuner, une évidence métabolique"