hormone de croissance, réactions physiologiques

Cette hormone est connue du grand public suite à un retentissant scandale sanitaire entre 1983 et 1985. Des enfants en insuffisance hormonale, ont reçu un traitement destiné à favoriser leur croissance. Il avait été élaboré à partir d’hypophyses , prélevées sur des cadavres… Cent vingt patients sont morts au terme de longues souffrances...( “Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme” Rabelais)

Cet article consacré à la GH ne pouvait ignorer ces événements, mais il a pour but d’attirer votre attention sur des facteurs essentiels et objectifs pour notre santé, dans son expression optimale, hors répulsion, que nous venons d’évoquer ou  fascination présente dans certains milieux de la musculation .

Cette hormone ne peut non plus être dissociée d’autres hormones importantes telles les thyroïdiennes, le cortisol etc.

Bien orchestrée la symphonie hormonale participe à bien interpréter la partition de la vie.

Sécrétée par le lobe de l’hypophyse, l’hormone de croissance stimule la croissance et règle l’équilibre nutritionnel. Elle a un effet anabolisant sur les protides.

Qu’est-ce que l’hormone de croissance ?

La “GH” est constituée de 191 acides aminés et est sécrétée par la partie antérieure de la glande hypophyse, cette sécrétion pouvant être renforcée par l’exercice physique ainsi que par d’autres facteurs, comme le jeune.

Les taux d’hormones de croissance circulant dans le sang stimulent la production, à partir du foie, d’une autre hormone, l’IGF 1 (Insuline like Growth Factor 1), dont le rôle médiateur permet à l’hormone de croissance de développer ses effets positifs. La mesure du taux d’IGF 1, également appelé Somatomédine C, est considérée comme plus sûre que celle de la GH, pratiquement indétectable de jour chez l’homme.

Quel est le rôle de l’hormone de croissance dans l’organisme ?

L’hormone de croissance et les autres hormones somatotropes, telle la somatomédine C (ou IGF 1) sont probablement les plus aptes à maintenir son aspect jeune au corps.

Elles interviennent, en effet, dans la gestion d’ensemble de son métabolisme, déterminant non seulement la taille finale du corps adulte mais donnant encore volume, tonus et fermeté aux organes et tissus, particulièrement aux muscles.

En fait, l’hormone de croissance participe à tout ce qui procure une bonne image de soi . Elle raffermit le corps ,  diminue également la graisse, surtout au ventre, augmente la libido et peut etre la repousse et la coloration des cheveux, ainsi que l’élasticité de la peau.

De façon moins apparente mais tout aussi bénéfique, ses effets se constatent dans une meilleure résistance à l’effort, un sommeil moins prolongé et plus profitable, une pression artérielle équilibrée, une meilleure acuité visuelle, auditive et cérébrale, enfin un sentiment de sérénité et de sécurité.

Peut-on disposer d’hormones de croissance pour un traitement ?

L’hormone de croissance est aujourd’hui synthétisée en laboratoire grâce à des méthodes de génie génétique. Elle est alors disponible sous forme injectable, mais l’obtention d’un traitement à base d’hormones de croissance est coûteux (environ 1500 euros par mois) et ne peut être délivré que sur prescription médicale.

ATTENTION : La plus grande prudence s’impose.

La GH humaine ne peut en effet, dans l’état actuel des techniques, être conditionnée d’aucune autre manière que sous forme injectable, cette forme pose également des problèmes et n’est pas on plus sans risque !

Comment augmenter son taux d’hormones de croissance ?

En mangeant des aliments riches en protéines, en modérant le café et en arrêtant le tabac. Une alimentation sucrée, d’autre part, fait diminuer la production de GH, alors que maintenir une légère hypoglycémie la favorise. Jeûner un jour toutes les deux semaines stimule aussi la production de l’hormone de croissance. Un exercice physique régulier est également nécessaire. Aussi une autre solution (ou en complément) peut-elle être de se supplémenter directement en acides aminés sécrétagogues de la GH, et d’autres micronutriments co-facteurs, tels que les vitamines B9 et B12, la vitamine D, le zinc etc. c’est-à-dire augmentant naturellement la sécrétion de cette hormone par la glande hypophyse.

La physionutrition répond à cette approche, c’est la plus adaptée et la plus naturelle, sans effets secondaires.

Patrice ALBERT